
Canicule de juin 2026 : la France a battu ses records et nos maisons, elles ?
Juin 2026 : la canicule la plus intense jamais mesurée en France. En Val d'Oise, 3 travaux d'isolation à engager cet été avant la prochaine vague. Guide KS Renov.
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Depuis le 1er janvier 2026, une modification importante du Diagnostic de performance énergétique est entrée en vigueur en France. Le coefficient utilisé pour convertir l'électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. Cette modification peut améliorer le DPE de certains logements, notamment ceux chauffés à l'électricité, sans qu'aucun travail n'ait été réalisé dans le logement.
Pour certains propriétaires du Val-d'Oise (95), la conséquence peut être loin d'être anodine : un logement auparavant classé F ou G peut, dans certains cas, obtenir une meilleure étiquette et ne plus être considéré comme une passoire énergétique.
Mais tous les logements ne changent pas automatiquement de classe. Et surtout, une meilleure étiquette DPE obtenue grâce au nouveau calcul ne signifie pas que le logement est soudainement mieux isolé ou moins coûteux à chauffer.
Alors, qui est réellement concerné par le nouveau DPE 2026 ? Comment vérifier gratuitement son nouveau classement ? Et faut-il toujours envisager des travaux de rénovation énergétique ?
KS Renov fait le point sur ce qui change en 2026 pour les propriétaires, vendeurs, acquéreurs et bailleurs du Val-d'Oise.
Le changement provient de l'arrêté du 13 août 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026.
Ce texte modifie le facteur de conversion de l'énergie finale en énergie primaire appliqué à l'électricité dans les DPE et les audits énergétiques.
Jusqu'au 31 décembre 2025, le calcul du DPE appliquait un coefficient de 2,3 à l'électricité.
Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient est de :
1,9.
Cette nouvelle valeur correspond à la valeur par défaut retenue au niveau européen.
Concrètement, pour un même niveau de consommation électrique réelle, le calcul fait désormais apparaître une consommation conventionnelle en énergie primaire plus faible.
Pour illustrer le changement, le ministère donne l'exemple d'un logement entièrement électrique consommant conventionnellement 100 kWh d'énergie finale par m² et par an.
Avec l'ancien coefficient :
100 × 2,3 = 230 kWhEP/m²/an
Avec le coefficient appliqué depuis 2026 :
100 × 1,9 = 190 kWhEP/m²/an
Le logement n'a pas changé.
Son isolation n'a pas changé.
Son système de chauffage n'a pas changé.
Mais la valeur prise en compte dans la partie énergétique du DPE diminue.
Le classement DPE tient notamment compte de deux critères :
Le classement final est déterminé par la moins bonne des deux performances.
La réforme de 2026 agit sur le calcul de la consommation en énergie primaire de l'électricité, mais ne modifie pas directement l'étiquette liée aux émissions de gaz à effet de serre.
Un changement de classe est donc possible lorsque la baisse de la consommation conventionnelle suffit à franchir un seuil du DPE.
La réforme bénéficie principalement aux logements faisant largement appel à l'électricité pour :
Plus la part de l'électricité dans les consommations conventionnelles est importante, plus l'effet du nouveau coefficient peut être visible.
Selon le ministère, certains logements peuvent gagner une classe énergétique grâce au nouveau calcul.
Dans des situations plus rares, notamment pour certains petits logements, une amélioration de deux classes peut être constatée. Ce n'est toutefois pas automatique.
Autre point rassurant : le ministère précise qu'aucun logement ne doit voir son étiquette se dégrader du seul fait de cette modification du coefficient.
Vous avez peut-être vu passer le chiffre de 850 000 logements sortant du statut de passoire thermique sans travaux.
Il ne s'agit pas d'une information inventée : ce chiffre a bien été communiqué par le ministère.
Lors de la présentation de la réforme, le ministère estimait qu'environ 850 000 logements, principalement chauffés à l'électricité, pourraient sortir des classes F et G grâce au passage du coefficient de 2,3 à 1,9.
Mais cette estimation reposait sur la situation du parc de logements au 1er janvier 2023, qui comptait alors environ 4,8 millions de résidences principales considérées comme passoires énergétiques.
Les données plus récentes publiées par l'ADEME sur BatiZoom, à partir d'estimations du SDES, évaluent désormais l'effet de la réforme à environ 700 000 résidences principales qui ne seraient plus classées F ou G.
L'estimation indique que le taux de passoires énergétiques passerait d'environ 12,7 % à 10,4 % des résidences principales avec l'application du nouveau coefficient.
Les deux chiffres ne reposent donc pas sur la même photographie du parc immobilier.
Pour un contenu publié en août 2026, l'estimation d'environ 700 000 logements est la donnée la plus récente à privilégier, tout en rappelant que le chiffre de 850 000 correspond bien à l'estimation gouvernementale initialement annoncée.
Bonne nouvelle : dans de nombreux cas, il n'est pas nécessaire de payer un nouveau DPE.
Vous n'avez normalement aucune démarche particulière à effectuer.
Les DPE et audits énergétiques réalisés depuis le 1er janvier 2026 utilisent automatiquement le coefficient électrique de 1,9.
S'il est toujours valide, vous pouvez vérifier si votre classement évolue et, lorsqu'une nouvelle étiquette est applicable, obtenir gratuitement une attestation officielle sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME.
La démarche est simple :
Cette attestation peut notamment être utilisée lors d'une vente ou d'une mise en location.
👉 Outil officiel : https://observatoire-dpe-audit.ademe.fr/
Oui, sous réserve de sa date de réalisation.
Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 sont normalement valables pendant 10 ans.
La réforme du coefficient électrique ne rend donc pas automatiquement votre ancien diagnostic caduc.
L'attestation générée par l'ADEME vient compléter le DPE existant lorsqu'une nouvelle étiquette peut lui être attribuée. Elle conserve la même durée de validité que le DPE auquel elle se rapporte.
Les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025.
Dans cette situation, il faut faire réaliser un nouveau diagnostic pour une vente ou une mise en location.
Pour un propriétaire bailleur, passer d'une classe G à F ou d'une classe F à E peut avoir des conséquences importantes.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont concernés par le niveau minimal de performance énergétique requis pour être considérés comme décents dans le cadre d'une location en France métropolitaine.
Cette règle s'applique notamment lors de la signature d'un nouveau bail, de son renouvellement ou de sa reconduction tacite.
La prochaine grande échéance est le 1er janvier 2028.
À partir de cette date, les logements de classe F seront à leur tour concernés par le seuil de décence énergétique.
Puis, à compter du 1er janvier 2034, ce sera le cas des logements classés E.
| Classe DPE | Situation réglementaire en métropole |
|---|---|
| G | seuil de décence applicable depuis 2025 |
| F | échéance au 1er janvier 2028 |
| E | échéance au 1er janvier 2034 |
| D à A | non concernées par ces échéances de décence |
Pour un bailleur disposant d'un logement classé G ou F à Cergy, Pontoise, Argenteuil, Taverny, Franconville, Herblay-sur-Seine ou ailleurs dans le Val-d'Oise, vérifier la nouvelle étiquette DPE peut donc être particulièrement pertinent avant de programmer des travaux ou un nouveau projet locatif.
C'est probablement la question la plus importante.
Oui, des travaux peuvent rester tout à fait pertinents même si votre logement sort administrativement du statut de passoire énergétique.
Le passage du coefficient électrique de 2,3 à 1,9 est une modification de la méthode de calcul.
Il ne change ni :
Un logement passant de F à E grâce à la réforme peut donc conserver exactement les mêmes défauts thermiques qu'auparavant.
Le DPE repose sur une méthode conventionnelle. Il permet de comparer les logements selon des hypothèses normalisées, mais il ne prédit pas précisément la facture énergétique d'un occupant particulier.
La consommation réelle dépend également de l'usage du logement, de la température intérieure souhaitée, du nombre d'occupants et des habitudes quotidiennes.
Si votre logement reste classé F ou G, ou si sa nouvelle classe reste insuffisante pour votre projet, une rénovation énergétique peut être envisagée.
L'objectif n'est pas simplement de « gagner une lettre », mais de réduire durablement les besoins énergétiques du bâtiment.
La toiture constitue souvent un poste important à examiner lors d'un projet de rénovation.
Selon la configuration du bâtiment, les travaux peuvent concerner :
Deux solutions sont généralement étudiées :
Elle permet d'améliorer la résistance thermique des murs depuis l'intérieur du logement, mais réduit légèrement la surface habitable et nécessite une étude attentive des ponts thermiques et de l'humidité.
L'isolation thermique par l'extérieur permet de traiter une grande partie de l'enveloppe du bâtiment tout en limitant les interventions dans les pièces de vie.
Lorsque les fenêtres sont anciennes ou peu performantes, leur remplacement peut participer à l'amélioration du confort thermique et acoustique.
Il est cependant préférable de réfléchir aux menuiseries dans une approche globale du bâtiment, plutôt que de les considérer isolément.
Selon l'état du logement et son isolation, plusieurs équipements peuvent être étudiés :
Le ministère indique par ailleurs que le nouveau coefficient de 1,9 renforce l'amélioration du DPE susceptible d'être obtenue lors de l'installation d'une pompe à chaleur en remplacement d'un chauffage au gaz ou au fioul.
Améliorer l'isolation sans vérifier la ventilation peut créer de nouveaux déséquilibres.
La rénovation énergétique doit donc également prendre en compte :
À vérifier immédiatement.
Une amélioration du classement peut modifier la situation de votre bien.
Probabilité de changement intéressante, particulièrement lorsque le chauffage et l'eau chaude sont électriques.
Le calcul de consommation électrique peut également évoluer, mais l'enjeu réglementaire est généralement moins immédiat que pour une ancienne passoire énergétique.
L'impact est généralement plus limité car le coefficient modifié concerne l'électricité.
Dans ce cas, ne vous contentez pas de chercher une nouvelle attestation : les anciens DPE concernés par les périodes transitoires ne sont plus valables et un nouveau diagnostic peut être nécessaire.
Pour un propriétaire souhaitant vendre un bien dans le Val-d'Oise, cette vérification est particulièrement intéressante avant la commercialisation.
Un changement de F vers E ou de G vers F, par exemple, peut modifier la manière dont le bien est présenté aux acquéreurs.
Le DPE fait partie des informations devant être fournies dans le cadre d'une transaction immobilière, et l'attestation ADEME de nouvelle étiquette peut être jointe au DPE d'origine lorsqu'elle est applicable.
Avant de publier une annonce, pensez donc à vérifier votre diagnostic sur l'Observatoire officiel.
La réforme 2026 corrige le mode de calcul appliqué à l'électricité. Pour certains propriétaires du Val-d'Oise, elle peut donc entraîner une amélioration administrative immédiate de l'étiquette DPE.
C'est une excellente raison de vérifier un ancien diagnostic.
Mais il faut distinguer deux choses :
améliorer une étiquette grâce à une nouvelle méthode de calcul et améliorer réellement les performances thermiques d'un logement.
Une maison mal isolée reste mal isolée, même si son DPE gagne une lettre.
Des parois froides, des déperditions importantes, une toiture insuffisamment isolée ou une ventilation inadaptée continueront à affecter le confort et les consommations réelles.
Repérez son numéro et vérifiez également sa date de réalisation.
Entrez votre numéro sur :
https://observatoire-dpe-audit.ademe.fr/
La démarche est gratuite et ne nécessite pas de nouvelle visite du diagnostiqueur lorsque votre DPE est éligible à cette mise à jour.
Analysez également :
Si votre logement reste énergivore ou inconfortable, une étude cohérente de la rénovation permet d'éviter de réaliser des travaux isolés qui apporteraient peu de bénéfices.
La réforme du DPE peut changer une lettre sur un diagnostic. Une rénovation bien pensée, elle, peut changer le confort et les performances réelles de votre logement.
Si vous envisagez des travaux dans le Val-d'Oise, KS Renov peut vous accompagner dans l'étude de votre projet afin d'identifier les postes de rénovation adaptés à votre habitation et à vos objectifs.
Isolation, amélioration de l'enveloppe du bâtiment, rénovation intérieure ou optimisation globale du logement : l'essentiel est de construire un projet cohérent plutôt que de raisonner uniquement en fonction de la lettre affichée sur le DPE.
Vous disposez d'un DPE F ou G ? Avant de lancer vos travaux, commencez par vérifier gratuitement si votre étiquette a évolué avec la réforme 2026, puis déterminez les améliorations réellement utiles pour votre logement.
Oui. Le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 depuis le 1er janvier 2026.
Oui, pour certains logements, essentiellement lorsque l'électricité représente une part importante des usages énergétiques. L'amélioration n'est cependant pas automatique.
Pas nécessairement. Un DPE valide réalisé avant 2026 peut bénéficier d'une attestation officielle de nouvelle étiquette téléchargeable gratuitement sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME lorsqu'une amélioration est applicable.
Oui. Le dispositif est prévu par l'arrêté du 13 août 2025 et l'attestation peut notamment accompagner le DPE initial lors d'une vente ou d'une location.
Non. La consommation en énergie primaire diminue dans le calcul, mais le franchissement d'une classe DPE dépend de la situation exacte du logement.
Non. La réforme modifie la méthode de calcul du DPE, pas la quantité réelle d'électricité consommée par votre logement.
Pas nécessairement. La nouvelle classe peut résoudre certains enjeux réglementaires liés au DPE, mais elle ne change pas l'isolation, le confort thermique ou les déperditions du bâtiment.

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